La Chronique de Morain # 11: Erykah Badu-Baduizm (1997)-Tendrement Erykah

Dans un monde qui va trop vite, je vous propose chaque semaine de ralentir et de regarder dans le rétroviseur, pour parler d’un personnage, d’un album, d’un film, d’une série ou d’un livre qui a marqué son époque. Je vous parle aujourd’hui de ma liaison amoureuse secrète entretenue avec une déesse de la Black music.

C’est avec son premier opus paru en 1997 qu’Erykah Badu se présente au monde. Voix d’ange, regard de braise, l’humanité a vite compris que la princesse Nu Soul avait quelque chose en plus. Un grain de voix tremblant parfois, souvent puissant, qui s’exprime aussi bien dans un style purement Soul ou RnB que sur des sonorités hip-hopiques    .

C’est un peu ce qu’on retrouve lorsqu’on écoute Baduizm. L’album est un pot-pourri oscillant à merveille entre ces trois genres musicaux. Avec en toile de fond, la voix sublime de la diva Badu. Parce qu’il faut bien le dire, certains rythmes se transforment en pépites orgasmiques lorsqu’on y ajoute le doux timbre d’Erykah. Les premiers mots du titre On &On vous parviennent aux oreilles et vous hypnotisent totalement durant plus de 3 minutes, d’un bonheur qu’on pense alors ne jamais  retrouver.

Et pourtant, le plaisir se poursuit avec l’excellent « Appletree », au tempo plus rapide, et qui permet d’apprécier les talents de rappeuse d’Erykah Badu. Se baladant sur la rime telle une lionne en pleine jungle, elle nous balance son foutu talent en pleine face et on en reste, encore une fois, circonspect.

On perçoit également, du bout des tympans, la présence en studio d’un grand manitou de la Black music américaine : le bien nommé d’Angelo, qui a façonné l’album. Pas étonnant quand on sait que Badu est une croqueuse d’hommes talentueux. Une mante religieuse au caractère bien trempé qui a  trois enfants issus de trois pères différents, tous rappeurs (respectivement André Benjamin des Outkast, The D.OC et Jay Electronica).

Après cette parenthèse merdique à la Paris Match, intéressons-nous aux titres suivants de Baduizm. Gorgés de soul, les morceaux « Other side of the Game » et « Next Lifetime » sont des appels à la douceur et à la sensualité. On s’imagine déjà écouter le vinyle dans un gros canapé en cuir, un bon whisky et une clope à la main. Avec en prime, sur nos genoux, les jambes menues et sexy de la belle Erykah.

Emporté dans notre élan, on apprécie également la fin de l’album, et en particulier le titre « Sometimes », sonorité d’un autre temps que magnifie encore une fois la talentueuse Erykah. Baduizm est un album majeur, et reste dans les mémoires comme l’un des premiers opus du genre Nu Soul.

 

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