Who’s that girl? Rencontre avec Bintou, passionnée de vintage, des années 90 et créatrice de Sneakers Biis.

Bintou est une jeune femme dynamique, le smile en permanence et une passion pour le vintage! Nostalgique et fan des années 90, elle a décidé d’en faire son métier en vendant sur le web des pièces de seconde main. Elle chine dans le monde entier pour trouver les sneakers et les pièces rares qui remplissaient les armoires des adolescents de l’époque. Sur son site http://sneakersbiis.tictail.com/ on retrouve les marques Fila, Ellesse ou encore Kappa.  Rencontre avec la créatrice de Sneakers Biis.

Les Nineties c’est quoi pour toi?

LA COMMUNION! C’était une période de plaisir, il y avait moins de négativité. Moins de trash, moins de clash. On regardait tous les mêmes programmes comme le club Dorothée. C’était  Michael Jordan, Michael Jackson, les Mangas, les rappeurs qui ont émergés dans les années 90… On est tous d’accord la dessus! C’était juste du pur kiff! Et puis nous les filles, on portait des Reebok compensées…

Comment t’es venu l’idée de te lancer dans la vente de baskets et de vêtements de seconde main? C’est pas plus simple de bosser en friperie?

C’était le moment idéal pour lancer ma boîte. Au départ je voulais ouvrir une friperie / salon de thé mais j’ai ensuite décidé de démarrer sur internet pour analyser et mieux observer. Travailler pour un patron est très sécurisant mais peu épanouissant. Je voulais prendre un risque et je ne le regrette pas.
L’idée du seconde main m’est venue du recyclage. J’ai été élevé en mode « on ne gaspille rien ». Vendre du neuf ne m’intéresse pas, le marché est déjà bien occupé. En faisant une enquête pour mon business plan, j’ai pris conscience qu’on achetait beaucoup mais qu’on portait très peu. J’ai aussi découvert que les usines de fabrication textile sont très polluantes et utilisent beaucoup d’eau.
Le vêtement peut avoir une seconde vie ou une autre utilisation. Par exemple être recyclé en matière première, isolant etc…

Tu es donc dans une démarche économique et écologique? L’environnement est important en tant qu’entrepreneur?

Le vintage à plusieurs avantages, la protection environnementale, les économies engendrées, les pièces uniques qui se démarquent de la grande distribution et bien sur le plaisir de chiner. Limiter la consommation de produits neufs en faisant des économies est une bonne alternative. Le second main s’est démocratisé dans tous les domaines, (prêt à porter, électroménager etc…) notamment avec des sites comme le bon coin.
Quand on est entrepreneur dans le vintage nous sommes impliqués malgré nous. J’ai conscience qu’à mon niveau, en exerçant ma passion je participe à la protection de notre planète. Mon commerce est la continuité de ma façon de consommer.

Comment consommes tu?

J’adore les friperies, j’achète du seconde main. Parallèlement il y a la « Fast Fashion » qui regroupent toutes ces enseignes de grande distribution (Zara, HM, Primark etc…).
Les gens consomment beaucoup et vite. Mais ils revendent aussi très vite car tout va trop vite! Aujourd’hui il est possible de trouver une pièce, même actuelle, sur le marché de la revente. Il faut être patient et savoir où chercher. Il m’arrive évidemment d’acheter du neuf, comme les sous vêtements par exemple. Tout ne peut pas s’acheter en seconde main.

Nous sommes en plein revival de cette période qui a influencée toute une génération, pourquoi cette nostalgie? C’était mieux avant?

Ce n’est pas une tendance pour moi, j’ai toujours adoré la mode vintage et les Nineties.
Mais en terme de qualité du textile et même de certaines baskets, c’était mieux produit avant.

Qui sont tes clients? Est ce un effet de mode ou ressens tu un réel besoin de leur part de trouver des pièces de cette époque?

Un peu des deux, la tendance aide beaucoup. Quand Kim Kardashian a portée le jogging Adidas à pressions lors de la Fashion Week, j’ai eu des commandes dès le lendemain.
Il y a les clients adeptes du vintage et qui sont parfois très jeunes, et ceux qui découvrent la tendance. Il y a plus de femmes que d’hommes parmi mes clients. De plus en plus de personnes s’y intéressent, avec parfois beaucoup de nostalgie. J’ai l’impression que c’était une période où tout était réuni.

On te retrouve parfois sur des évents, peux tu nous en dire un mot?

J’ai participé à plusieurs « Sneakers Event » sur Paris et au « Data Sneakers » de Marseille. J’y propose une alternative aux paires de baskets grand public et la possibilité de shopper du textile.
C’est un petit marché, c’est donc généralement une surprise pour les clients. Je prête une attention particulière à mon stand. J’aime beaucoup la déco, le merchandising, ça fait son petit effet. Il y a déjà des fidèles!

Ce marché du second main est en pleine explosion, les friperies ouvrent partout mais également sur le net. C’est quoi la suite pour toi?

Je vais faire un nouveau site web et participer à plus d’évènements. A l’avenir mon rêve est d’ouvrir une boutique, friperie / salon de thé.

Où peut on te retrouver et acheter tes pièces?

J’ai un site Tictail : http://sneakersbiis.tictail.com/ J’ai également un compte Facebook https://www.facebook.com/SNEAKBIIS/?fref=ts et un compte Instagram : https://www.instagram.com/sneakers_biis/?hl=fr
Je participe régulièrement au « Sneakers Event ». Suivez mon actualité des choses se préparent!
Peace.

 

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Randonneuse urbaine.
Un partage = un bisou

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